L'histoire des bébés chouettes de l'UFS a touché des milliers de personnes à travers l'Afrique du Sud : un couple de chouettes effraies a réussi à faire éclore ses œufs sur le toit de la bibliothèque principale de l'University of the Free State, à Bloemfontein. Cet événement rare et émouvant, largement partagé sur les réseaux sociaux, illustre bien la cohabitation paisible entre l'urbanisation et la faune locale.
Ces bébés chouettes de l'UFS sont devenus des symboles d'espoir, de résilience et d'émerveillement au cœur d'un environnement académique. Pendant que la communauté universitaire et les passionnés de nature suivent leur évolution, les chouettons font leurs premiers pas, déploient leurs ailes et se préparent pour leur premier vol.
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Un site de nidification peu ordinaire : le toit de la bibliothèque
Pourquoi des chouettes ont choisi un campus urbain
Les bébés chouettes de l'UFS ont trouvé refuge sur le toit de la bibliothèque principale de l'université — un endroit qui offre abri, hauteur et proximité avec les prairies ouvertes où les chouettes effraies chassent les rongeurs. Ce choix de nidification montre bien la capacité d'adaptation de la faune en milieu urbain, surtout quand les habitats naturels sont sous pression.
Selon une étude de 2025 menée par l'Endangered Wildlife Trust (*source ici*), plus de 60 % des sites de nidification des chouettes effraies au centre de l'Afrique du Sud se trouvent désormais sur des structures construites par l'homme, comme des églises, des écoles ou des bâtiments commerciaux.
Sur notre espace faune sauvage d'Afrique du Sud, nous voyons comment les villes et les institutions peuvent créer des espaces sécurisés pour que les espèces locales puissent s'épanouir.
La réaction de l'université et les efforts de conservation
La découverte des bébés chouettes de l'UFS a poussé l'équipe environnementale de l'université à agir sans attendre. Plutôt que de déranger le nid, l'UFS a installé une barrière temporaire ainsi qu'une caméra de surveillance pour observer la famille sans interférer.
« Notre priorité, c'est la sécurité et le bien-être des chouettes », a déclaré le Dr Lindiwe Mokoena, responsable de l'Unité de biodiversité de l'UFS. « C'est une occasion unique de sensibiliser les étudiants et le grand public à l'écologie urbaine. »
L'université a également lancé une courte série documentaire intitulée *« Owls of the Library »*, avec des images du développement des chouettons et des commentaires d'experts sur le comportement des chouettes effraies.
5 moments à ne pas manquer
Moment #1 : le premier coup de bec dans la coquille
L'un des moments les plus magiques dans l'aventure des bébés chouettes de l'UFS, c'est le premier pip — cette minuscule fissure dans la coquille au moment où le chouetton commence à éclore. Ce processus délicat, capté par la caméra, a duré plus de 12 heures, le petit utilisant sa dent de l'œuf pour se libérer.
« C'était un moment de vie pure », a confié un étudiant bénévole. « On était tous rassemblés autour de l'écran, à applaudir en silence. C'était comme un miracle. »
Les chouettes effraies pondent en général 4 à 6 œufs, qui éclosent à quelques jours d'intervalle. Le nid de l'UFS a produit quatre chouettons en bonne santé, tous nés en l'espace de 72 heures.
Moment #2 : premiers duvet et premiers étirements
Quelques heures à peine après l'éclosion, les bébés chouettes de l'UFS ont commencé à donner des signes de vie — de petites touffes de duvet blanc, des mouvements de tête hésitants et leurs premiers étirements. Ces gestes précoces sont essentiels au développement musculaire et à la coordination.
La mère est restée vigilante, les nourrissant de proies régurgitées et les tenant au chaud. Le père, lui, multipliait les sorties de chasse, revenant avec de petits mammifères capturés dans les champs alentour.
« On aurait dit de petites boules de coton avec un bec », a dit un professeur de biologie. « Mais même à cet âge, on voyait leurs instincts sauvages se réveiller. »
Moment #3 : le tas douillet de frères et sœurs
L'un des moments qui a le plus tourné sur les réseaux dans les images des bébés chouettes de l'UFS, c'est le « cuddle pile » — les quatre chouettons blottis les uns contre les autres sous l'aile de leur mère pour se réchauffer et se réconforter.
Ce comportement n'est pas seulement attendrissant — il est vital pour leur survie. Les chouettons comptent sur la chaleur corporelle partagée pour réguler leur température, surtout pendant les nuits froides du Highveld.
« C'est un parfait exemple du génie de la nature », a dit un biologiste spécialiste de la faune sauvage. « Ils naissent vulnérables, mais ensemble, ils sont forts. »
Moment #4 : premiers battements d'ailes et exercices d'équilibre
À deux semaines, les bébés chouettes de l'UFS ont commencé à se tenir debout sur leurs petites pattes encore chancelantes et à battre leurs ailes en développement. Ces premiers exercices posent les bases du vol et de la chasse.
Les chouettons s'entraînaient à garder l'équilibre, déployaient leurs ailes et essayaient même de « sauter » sur de courtes distances. À chaque tentative, les parents les encourageaient avec de doux appels pour les guider.
« On dirait de petits athlètes à l'entraînement », a dit un agent d'entretien du campus. « Chaque jour, ils gagnent en force. »
Moment #5 : le premier regard sur le monde
À mesure que les bébés chouettes de l'UFS gagnaient en assurance, ils ont commencé à pointer la tête par-dessus le bord du nid pour observer le campus en dessous. Ce moment de « premier regard » était à la fois excitant et risqué — signe qu'ils se préparaient à prendre leur envol.
L'université a demandé aux étudiants de garder une distance respectueuse et d'éviter les bruits forts pendant cette phase délicate. Une zone d'atterrissage souple a été aménagée au cas où un chouetton sauterait trop tôt.
« Ils ne sont pas encore prêts à voler », a dit un agent de conservation. « Mais ils s'en rapprochent chaque jour. »
Le cycle de vie de la chouette effraie
De l'œuf à l'envol
Pour bien comprendre le parcours des bébés chouettes de l'UFS, il faut connaître le cycle de vie de la chouette effraie. À l'éclosion, les chouettons sont aveugles et sans défense, entièrement dépendants de leurs parents pour se nourrir et se réchauffer.
À la 3e semaine, ils commencent à développer leurs plumes. À la 5e, ils peuvent se tenir debout et battre des ailes. Entre la 7e et la 8e semaine, ils prennent leur premier envol — une étape qu'on appelle l'envol.
Les chouettons de l'UFS devraient prendre leur envol fin juillet 2025, après quoi leurs parents continueront à les nourrir pendant plusieurs semaines, le temps qu'ils apprennent à chasser.
Les menaces et les défis pour la survie
Malgré leur capacité d'adaptation, les chouettes effraies sont menacées par la destruction de leur habitat, les rodenticides et les collisions avec des véhicules. Les bébés chouettes de l'UFS ont la chance d'évoluer dans un environnement protégé.
« Toutes les chouettes n'ont pas cette chance », a dit un conservationniste. « Il faut protéger leurs habitats et réduire l'utilisation de produits chimiques en milieu urbain. »
L'UFS s'est engagée à maintenir des pratiques favorables aux chouettes, notamment en évitant les pesticides près de la bibliothèque et en préservant les espaces verts.
Réactions du public et impact éducatif
Des réseaux sociaux aux salles de classe
L'histoire des bébés chouettes de l'UFS est devenue virale, avec des milliers de partages de photos et de vidéos en ligne. Elle est aussi devenue un outil pédagogique dans les cours de biologie et de sciences de l'environnement à l'université.
« On utilise cet événement en temps réel pour enseigner le développement des oiseaux, les écosystèmes et la coexistence entre humains et faune sauvage », a dit un chargé de cours. « C'est l'apprentissage dans ce qu'il a de plus engageant. »
Des étudiants ont même créé une page Instagram, @OwlsOfUFS, pour documenter la croissance des chouettons et sensibiliser à la faune locale.
Un symbole d'espoir et d'harmonie
Au-delà de la science, les bébés chouettes de l'UFS portent un message plus profond : celui que les humains et la nature peuvent s'épanouir ensemble. Dans un monde souvent dominé par les conflits et les crises, cette petite famille de chouettes apporte joie, émerveillement et rappel de la beauté de la vie.
« Elles nous rappellent que la magie est encore possible », a dit un membre du personnel. « Même dans une bibliothèque, la vie trouve toujours un chemin. »
L'université prévoit d'installer un nichoir permanent pour la saison prochaine, afin que l'héritage des bébés chouettes de l'UFS se perpétue.
Source de l'article : https://www.news24.com